jeudi 16 janvier 2014

1929 : Un mois chez les hommes, reportage




Publié en 1929 aux Éditions de France.
254 pages.

En exergue, sur la page de titre, une citation de Théodore de Khora : « Le moine doit être comme le sel : le sel qui est sorti de l'eau s'évanouit au contact dissolvant de l'eau ; le moine qui est sorti de la femme se perd au contact de la femme. »

Au début de l'ouvrage, deux photographies de Maryse Choisy déguisée en homme et plusieurs documents reproduits : deux sceaux, une lettre de Maryse Choisy à Joseph Delteil, avec l'enveloppe.

L'ouvrage est dédié « aux deux responsables de mon expédition. / 1° Au compagnon de route qui m'a aidée à exécuter ce projet. / En toute amitié. / 2° Au journal HESTIA qui l'a inspiré, [...] / En toute inimité, / M. C. »

Réédition de 1931



Table des matières :

AVANT-PROPOS
CHAPITRE PREMIER : Comment j'ai pénétré au Mont Athos
CHAPITRE II : Ma première nuit parmi les hommes
CHAPITRE III : Demi-viol socratique entre vie et mort
CHAPITRE IV : Un peu d'histoire...s
CHAPITRE V : Vive la paresse
CHAPITRE VI : Et l'intelligence ?
CHAPITRE VII : Retour à la femme
CHAPITRE VIII : Quelques autres couvents
CHAPITRE IX : Couvents de femmes
CHAPITRE X : Flirt avec l'acropole
APPENDICE

Le livre et la critique :


Micheline Deroyer in Le Mercure africain n°261, 25 août 1929, pp.2059-2060 :

Maryse Choisy était déjà l'auteur d'un reportage qui s'intitulait : « Un mois chez les Filles ». Le titre était affriolant. « Un mois chez les Hommes » est un titre au moins aussi aguicheur. Par dessus le marché, l'écrivain, pour se documenter, n'a point hésité, sous un déguisement extraordinaire, à pénétrer dans les monastères du Mont-Athos, où jusqu'à présent aucune femme n'avait pu entrer. Cousue dans un matelas, un confrère soigneux l'a accompagnée et fait débarquer parmi « les hommes ».
La relation de son aventure est savoureuse et drôle. Son style substantiel, prompt, étonnant est rempli d'images, de tournures, qui rappellent Joseph Delteil.
Maryse Choisy ne ressemble à aucune autre femme. Elle a un cran, une audace, un goût de l'extraordinaire, un appétit de perversité qui se traduisent aussi bien dans sa vie que dans ses livres.
Certes, elle a de la personnalité. Et elle est sympathique, parce qu'elle est vaillante.

? in L'Algérie Nouvelle, décembre 1929, p.4 :

Après avoir passé un mois chez les femmes, dans les agences louches, les cabarets équivoques, sur tes trottoirs ou dans les lupanars, Mme Maryse Choisy a vécu un mois chez les moines des couvents du Mont Athos. Ce que l'on retient le mieux de l'ouvrage c'est que Mme Maryse Choisy s'est déguisée en homme, qu'elle s'est fait couper les seins et que pour compléter son déguisement elle a trouvé à Stamboul un caoutchouc, - un appareil perfectionné, avec un petit robinet., mignonnet, le tout recouvert d'une gaze couleur chair cuite. Grâce au caoutchouc de Stamboul Mme Choisy changea, sans donner l'alarme, de sexe. On apprend encore dans ce livre que Mme Maryse Choisy a un amant et que M. Delteil est son ami.
Au fond tout cela ne nous intéresse guère. Quant aux moines et aux saints du Mont Athos ce qu'en rapporte Mme Choisy nous intéresse encore moins.

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